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J’irai me crosser sur vos tombes

  • NOTE DE LA REDACTION :) :) :) /5
  • Auteur:  Edouard H. Bond
  • Genre:  Roman
  • Editeur numérique: Robert ne veut pas lire
  • Prix version numérique: 4 $

Résumé de l’éditeur

Le légendaire Frankie Martino a trois semaines pour réaliser une sordide trilogie porno pour le compte de Robillard, le producteur de la Deuce Pictures de Saint-Jean-de-Matha. Pour mener à bien son projet, il devra s’acoquiner avec un scénariste bourré d’ambitions artistiques, des pornstars névrosées et une équipe technique monstrueusement paresseuse. Rien de bien impressionnant, Martino en a vu d’autres. Son plus grand ennemi ne se trouve donc pas dans son entourage, oh non ! Il coule dans ses veines, et son démon est d’une infinie gourmandise…

Commentaire de lecture

Bond, son nom est Edouard H. Bond et toute ressemblance avec un espion avec un noeud papillon et une chemise blanche s’arrête ici. Edouard H. Bon n’est pas réputé pour faire dans la dentelle littéraire. Formules chocs, phrases percutantes, personnages sans morale, composent l’univers déjanté de cet auteur québécois qui a déjà à son actif quelques beaux petits succès d’édition. Les lecteurs français vont être quelque peu désemparés à la lecture de ce texte et on ne serait trop leur conseiller de garder à portée de la main le Dictionnaire de la Parlure Québécoise! Pour les autres, attachez votre tuque. Bond est à la littérature ce que le heavy metal est à la musique. Tout le monde n’aimera pas.

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  1. mars 15, 2010 à 2:12

    Il manque un D à Bond 😉

    Sinon, Edouard H. Bond est à la littérature ce que Virginie Despentes est au polar.

    • rédaction
      mars 15, 2010 à 2:21

      Correction faites, merci 😉 Sinon, pas mal le parallèle avec Virginie Despentes

  2. mars 15, 2010 à 3:42

    Édouard Bond se réapproprie le joual de Montréal, cher à Tremblay, dans une version 2.0.
    Une démarche unique par son aspect systématique, et qui sert ses sujets « trash metal ».
    L’éditeur vient par ailleurs de me confirmer qu’Édouard Bond vient de terminer son dernier chapitre, devenant ainsi le premier auteur à compléter son texte chez Robert NVPL, entièrement sous forme de feuilleton. Comme quoi, à la grande surprise de l’éditeur, c’est possible.
    Par ailleurs, le lecteur français doit s’accrocher, certes, mais les expressions utilisées ont une étroite proximité avec l’américain parlé.Voilà qui doit satisfaire le lecteur français, très fort pour promouvoir des auteurs comme Ellroy, Philipp K.Dick ou James Crumley. Et l’école de Missoula. Les grands espaces.
    C’est ça, Édouard Bond, une langue réinventée dans un grand espace nord-américain. Et d’autres auteurs, aussi percutants, travaillent dans cette lignée. La vielle France est larguée et reléguée à la conservation du roquefort et du petit train de l’Ardèche. En écriture, il reste l’iconoclaste Houellebecq, le dantesque et imprévisible Dantec, le vieillissant, mais bonifié Djian et l’américain Jonathan Littel. Pour le reste…hormis Perec, les auteurs regardent passer le train comme des vaches en ruminant encore le fragile Marcel et ses duchesses. Mon espoir est que le texte numérique stimulera les plus créatifs et les éloignera des textes contemplateurs du moindre repli émotionnel, du moindre sursaut de l’âme. La France est capable du pire…mais aussi du meilleur.

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